éditorial

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Pierre Actual n°983 6/2019

le bois imite la pierre, mais la pierre devrait aussi imiter le bois...

A.O.C. Bois de Chartreuse, A.O.C. Bois du Jura, marques collectives dans les Alpes et le Massif central... le bois suit la démarche de la pierre naturelle et ses Indications Géographiques, en cherchant des certifications d’origine de la matière première et de sa première transformation, et même, selon les modèles, de sa transformation locale et de sa mise en œuvre.

L’objectif est le même : assurer pour le client final la traçabilité de l’origine des matériaux, sacraliser la ressource et soutenir l’économie locale pour les entreprises de transformation.

Si les I.G. pierre ont finalement été obtenues plus vite que les A.O.C. bois, la filière bois voit tout de suite plus loin en visant très directement la prise en compte des marques collectives portées par la Fédération des communes forestières, dans les appels d’offre de marchés publics. Par exemple, comme l’indique notre confrère Les Echos (édition du 1er juin), la marque du Massif central a obtenu l’engagement de quinze Collectivités en 2019 et de trente Collectivités en 2020, afin d’inscrire dans leurs marchés publics, la clause  “Bois et Territoires du Massif central, ou équivalent”.

Plus globalement, la Fédération nationale du bois, a décidé de relancer sa marque Bois de France, notamment en vue des Jeux Olympiques de Paris en 2024, et la construction promise sur le Village des athlètes et le cluster Médias de 445 000 m2 de locaux 100 % structure bois pour les bâtiments jusqu’à R+8 et, avec des solutions mixtes, au-delà.

Des communes qui s’engagent pour la pierre locale dans leurs marchés publics, la création d’une marque “Pierre de France”... voilà deux pistes de réflexion et d’action extrêmement intéressantes... par exemple pour les structures régionales et nationales qui assurent la promotion et la défense de nos roches ornementales.

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