Editorial

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n°997 10/2020

les médias s’enflamment pour la pierre massive

TF1 chez Rocamat, France Télé chez Carrière du Clocher, une double page dans Libé sur le promoteur parisien Verrecchia, le chantier devenu incontournable de Barrault et Pressaco dans la rue Oberkampf et plusieurs autres, notamment de grand volume à Paris, la référence à Gilles Perraudin... les grands médias en pincent aujourd’hui pour la construction en pierre massive.

On se pince nous aussi pour y croire, avec des sujets diffusés dans le Journal télé aux heures de grande écoute. Les thèmes de départ sont les matériaux naturels, la construction décarbonée durable, et la pierre apparaît alors immanquablement.

La comparaison est toujours faite avec le béton, et l’argument avancé d’une construction plus chère en pierre naturelle, est balayé par les intérêts environnementaux d’un matériau local en économie circulaire...

La machine semble lancée et ce mode d’utilisation de la pierre dans la construction pourrait connaître une période de croissance, déjà amorcée, inédite dans les années à venir.

Aux producteurs maintenant de s’équiper et de s’organiser pour répondre à la demande, car il serait tellement dommage de ne pas profiter de cet élan qui pourrait irriguer l’ensemble de la filière, d’abord en redonnant le goût d’utiliser les matériaux naturels pour d’autres aménagements, ensuite en créant un volume d’activité profitable aux industries associées à l’extraction et la transformation de la pierre.

On peut marquer le point de départ de ce renouveau à Rodez en 1999, lors de l’intervention de Gilles Perraudin dans un colloque organisé par l’Institut de la Pierre. Depuis cette date, les architectes et la filière ont multiplié les initiatives et les projets, ensemble, ou chacun de leur côté, afin de promouvoir le matériau et son intérêt à l’utiliser de manière structurelle.

Tous les types de pierre naturelle ne sont pas adaptés à ce mode constructif, mais celà fait au moins un pan de la filière qui n’a pas trop à s’inquiéter pour son avenir. Par les temps qui courent, c’est déjà pas mal.

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