éditorial

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n°994 6/2020

on n’en a pas fini avec la santé...

Après chaque attentat tout le monde veut continuer à vivre normalement “pour ne pas céder à la barbarie...” Après la pandémie, c’est un peu la même attitude que nous retrouvons chez certains et c’est tout à leur honneur. Plusieurs grandes manifestations sont ainsi restées au calendrier, par exemple Maison&Objets à Paris du 4 au 8 septembre ou la Marmomac à Vérone du 30 septembre au 3 octobre (cf. p. 64). Mais plus important encore, est la reprise générale de l’activité dans les entreprises de la filière, avec, certes, la mise en place de mesures barrières, comme nous l’illustrons p. .., mais la volonté de retrouver au plus vite le meilleur niveau d’activité possible.

Sera-ce possible pour tout le monde et à quelle échéance ?

Difficile à dire, mais ce qui est certain c’est que le virage sanitaire voire hygiéniste qu’est en train de prendre notre Société, risque d’impacter encore longtemps toutes nos activités.

Et comme si la Covid-19 ne suffisait pas, une directive européenne de 2013, concernant “la protection sanitaire des personnes et des travailleurs contre les dangers résultant de l'exposition aux rayonnements ionisants émis par certains matériaux susceptibles de contenir des substances radioactives d’origine naturelle”, s’applique en France à compter du 1er juillet 2020. Sont notamment concernés pour les roches ornementales : le granit, la syénite, la granodiorite, la diorite, le gabbro, la mylonite, le gneiss, l’orthogneiss  le porphyre, le tuf, la pouzzolane, la lave, l’andésite, la rhyolite, la trachyte, la dacite, le basalte. Et ceux-ci devront faire l’objet d’une caractérisation radiologique, a minima sur les éléments suivants : Uranium (238U), Radium (226Ra), Thorium (232Th) et Potas-sium (40K).

Le CTMNC et le SNROC sont sur le coup, mais après la silice cristalline, c’est un nouveau dossier sanitaire sur le bureau d’une partie de professionnels de la pierre naturelle, qui comme toujours pourrait avoir des conséquences positives pour certains, mais aussi négatives pour d’autres. Nous tenterons dans notre prochain numéro de vous présenter plus en détail les tenants et aboutissants de cette directive, et les questions qu’elle ne va pas manquer de poser en termes de concurrence entre matériaux de construction et de décoration, et de cohérence au niveau du commerce international.

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